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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 22:20

 

En 1997, Lionel Jospin prend les rênes du gouvernement et nomme Martine Aubry au ministère de l’emploi et de la solidarité. Dès 1998 celle-ci commence à œuvrer pour les « 35 heures » et en 2001 Jospin commence à recruter en masse des fonctionnaires avec toujours l’idée de réduire le chômage. Aujourd’hui, Martine Aubry est fière d’avoir porté les 35 heures et prévoit de recruter encore quelques centaines de milliers de fonctionnaires.

 

Nous savons tous que la loi sur les 35 heures a été très populaire. A l’époque, on évoquait les grandes avancées sociales ; comme la réduction du temps de travail, les congés payés, etc. ; qu’avait permis le parti socialise dans l’histoire. Les syndicats applaudissaient et les travailleurs se félicitaient d’avoir un gouvernement socialiste.

Malheureusement, si au sortir de la guerre la France était dépeuplée et que le travail ne manquait pas, pendant le gouvernement Jospin, c’était la crise. Les entreprises peinaient à avoir des commandes et les PME/PMI survivaient tant bien que mal. Contrairement à l’après-guerre, il s’agissait de travailler dur pour être en mesure de facturer et de garder l’entreprise à flot.

 

Dans ce contexte, les 35 heures hebdomadaires ont tout simplement ruinées les entreprises les plus fragiles, en diminuant la charge de travail pour un même coût. Parallèlement, le financement de cette mesure ; qui, en définitive, n’a bénéficié qu’aux grandes entreprises à même de réaménager leurs effectifs ; a coûté cher au contribuable, déjà bien chargé par les impôts. Bref, les « 35 heures » ont été une mesure typiquement démagogique basée sur un sophisme, que seul un énarque est capable de défendre sans y trouver la moindre contradiction.

 

Lorsque l’on n’est déjà pas capable de raisonner, plus grave encore est de prétendre que l’emploi de fonctionnaires participe à la réduction du chômage. Il est pourtant évident que le travail d’un salarié productif génère du profit et que celui d’un administratif n’est qu’une charge. Autrement dit, les premiers créent de la richesse les seconds ne sont qu’un coût.

Lorsqu’un salarié productif reçoit en salaire une partie de la richesse qu’il a généré, il en conserve une partie pour son propre compte et en donne une autre à un non productif. Si bien que les salariés non productifs, dépensent et paient leurs impôts avec l’argent qu’ils ont reçu grâce aux productifs. Ainsi, chaque fois que l’état embauche un fonctionnaire, ce sont les productifs qui vont payer son salaire et ses impôts via les prélèvements obligatoires de l’état. On peut même se poser la question de savoir pourquoi les fonctionnaires payent l'impôt puisqu’ils n’ont pas de plus-value économique au sens de la création de richesses et qu'ils ne font que rétrocéder une partie des impôts qui ont servi à les rémunérer et qui proviennent de taxes sur les richesses générées.

Le chômage ne peut pas être résolu par l’emploi de non productif car leur travail n’est pas accompagné d’une création de richesse capable de les rémunérer.

En Europe, l’effectif moyen de la fonction publique est de l’ordre de 17,5% des actifs. En France, il est de près de 25%, d’où, en partie, les impôts considérables que les contribuables doivent payer.

 

Par ailleurs, un sondage IPSOS révèle que 75% des jeunes ont pour ambition de travailler dans la fonction publique. Quel sens du civisme ! Souhaitons que les 25% restant aient l’ambition de gagner suffisamment d’argent pour nourrir les premiers.

Pour l’heure, Martine Aubry a bien l’intention de gagner la présidentiel de 2012. Si tel était le cas, elle ferait certainement beaucoup d’heureux parmi 75% des 15-30 ans… Au moins la première année de son élection.

 

Les politiciens et politiciennes, qui par ambition du pouvoir usent de démagogie au prix de la ruine de la France, devraient être mis en examen. Hélas, tout le monde, du moins la classe politique, feint de croire qu’il ne s’agit que d’erreurs de jugement.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 22:38

 

Deux personnalités diamétralement opposées se disputent la première place de la candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2012 : Eva Joly, une ancienne magistrate, connue pour sa lutte contre la corruption et Nicolas Hulot, homme de médias, connu pour ses émissions sur la nature.

 

Ces deux concurrents aux primaires d’Europe Ecologie - Les Verts revendiquent, chacun selon leur caractère, le titre de candidat :

 

Eva Joly, issue d’une famille modeste, est laborieuse. Elle a réussi honorablement ses études de droit et de sciences politiques qui l’ont conduite à la carrière que nous connaissons, dans la justice. Elle incarne parfaitement le petit juge d’instruction tenace et pointilleux qui, contre vents et marrées, mène son enquête ; un peu comme l’inspecteur Javert, dans « Les Misérables » de Victor Hugo, poursuit sans relâche Jean Valjean. Son honnêteté est incontestable et sa défiance marquée envers le patronat trahit un certain besoin de vengeance envers l’injustice de la vie, qui ne lui a pas facilité sa jeunesse. Eva Joly estime d’ailleurs, que « les grandes écoles sont au centre de l'inégalité française » car ce sont elles qui forment les grands patrons. Ce dernier constat, qu’elle interprète d’une manière quelque peu abusive, révèle un raisonnement intuitif ou viscéral plutôt que scientifique ; caractéristique plutôt commune chez les gens de justice. Or, si la gestion d’un pays nécessite des qualités humaines, les capacités de raisonnement et d’anticipation sont fondamentales.

 

Nicolas Hulot, quant à lui, représente l’archétype de l’aventurier. Il aime voyager, découvrir et communiquer avec les autres. Il n’a pas d’enjeu autre que celui de collecter suffisamment d’argent pour partir toujours plus loin, plus près des espaces mal connus de la civilisation. Pour cela, il faut convaincre, se faire connaître, vendre du rêve. Christophe Colomb était passé par ces contraintes en son temps. La dernière trouvaille de Nicolas Hulot pour se vendre à la population et au monde politique, a été son « Pacte écologique ». Les politiciens y ont trouvé leur intérêt en surfant sur la vague du développement durable et de la sauvegarde de la planète. Ce pacte, non respecté, a permit à chacun de s’octroyer une plus-value en terme de respectabilité. Malheureusement, la célébrité et le boniment n’ont jamais fait avancer un pays.

 

Le parti écologiste a bien du souci à se faire. Ni la rigueur administrative et l’analyse approximative d’un ancien juge, ni la légèreté et le battage d’un aventurier ne pourront donner une crédibilité à un mouvement qui se veut porteur de valeurs économiques et sociales dans le cadre d’une idéologie écologiste.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 13:05

 

La Syrie, pays du moyen orient, est depuis des décennies soumise à une dictature maintenue par l’armée.

Hafez el-Assad a pris le pouvoir en 1971 et l’a conservé jusqu’à sa mort en 2000. Cet homme, issu d’une famille relativement modeste reçu une éducation essentiellement militaire, notamment en URSS. Dès l’adolescence, il a mis ses capacités intellectuelles et sa force de caractère au service du militantisme et de son ambition personnelle.

Le régime instable de la Syrie et sa corruption, le caractère autoritaire, l’avidité et l’éducation martiale d’Hafez el-Assad ont contribués sans aucun doute à faire de lui le dictateur sanguinaire que l’on a connu.

 

Bachar el-Assad fils d’Hafez el-Assad et actuel président de la Syrie, n’était pas appelé à gouverner. Il n’avait, d’ailleurs, pas reçu d’éducation dans ce sens et se destinait à une carrière d’ophtalmologiste, en Angleterre semble-t-il. C’est son frère aîné qui devait succéder à son père mais un accident de voiture, où il trouva la mort, changea la donne. C’est ainsi que Bachar el-Assad se retrouva, plus ou moins malgré lui, propulsé à la présidence du pays.

 

Installé au pouvoir, Bachar el-Assad prétendait instaurer la liberté de parole et la démocratie mais très vite, le régime retrouvait ses vieilles habitudes et l’opposition était jugulée.

Etait-ce la volonté de Bachar, initialement médecin, peu enclin à la politique et vivant à l’étranger ou a-t-il subit la pression des caciques du régime, de la même veine que le dictateur Hafez el-Assad ? Toujours est-il que le nouveau président a pris les oripeaux du dictateur autoritaire et répressif. La cupidité et la corruption ont eu raison de la morale commune, qui devait être la sienne avant la mort de son frère.

Aujourd’hui, dans le sillage de la révolution tunisienne, une grande partie du peuple syrien réclame la liberté et la démocratie mais le régime s’arcboute sur son pouvoir et protège la manne qu’il en tire. Aucun acte, aussi barbare et atroce qu’il soit, n’est exclu pour tenter de préserver les intérêts les plus scandaleux des dirigeants.

Fin avril 2011, Hamza al-Khati, un enfant de 13 ans, a été enlevé et torturé à mort par les forces de l’ordre. Il n’y a pas de mot pour qualifier les auteurs de cette ignominie. L’histoire nous a montré que l’homme peut être infiniment plus abject que le plus dépourvu de sentiment et le plus féroce des animaux ; nous savons que des enfants meurent tous les jours de la guerre, de la famine ou de l’abandon mais lorsque des êtres humains sont capables de torturer sciemment la jeunesse, la fragilité, l’innocence, jusqu’à la mort dans d’atroces souffrances, c’est la preuve que l’humanité est très loin d’être aboutie et qu’elle peut encore accoucher de monstres.

Bachar el-Assad est-il personnellement responsable de toutes ces exactions ? Est-il l’instigateur unique de tous ces crimes ? A-t-il l’autorité pleine et entière pour contraindre son entourage, sa police et son armée à de telles abjections ? Est-il le dictateur sanguinaire et sans compromis qu’a été son père ou, malgré l’intérêt évident qu’il tire du pouvoir, est-il néanmoins poussé à des extrêmes par son clan non moins intéressé ?

Sa culpabilité ne fait pas de doute mais il s’agit probablement d’étudier plus largement les responsabilités.

 

Le monde est plein de dictateurs petits ou grands, d’envergure nationale ou locale. Ils n’agissent que dans leur propre intérêt et usent du moindre de leur pouvoir pour écraser ou porter tord à ceux qui pourraient compromettre leurs avantages. Cette engeance, qui pourri la vie des gens simples et sans histoire, n’est pas près de s’éteindre.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 13:05

 

 « Dans ce récit je prétends faire voir d'un certain sot la remontrance vaine. »

La Fontaine

 

Illustration

Les technologies de l’information ont réduit notre planète à une mégapole avec son quotidien, ses sinistres, ses conflits, son commerce, ses affaires, ses notables… Presque tout se sait, est débattu, critiqué, dénoncé, accordé dans une vision globale où chaque organisation tente de faire valoir ses intérêts.

La confidentialité n’a plus sa place lorsqu’il s’agit d’affaires privées mais néanmoins associées à des personnalités de la finance, du show-business ou de la politique. Les médias s’emparent des affaires et la population suit les tribulations et les revirements des individus et des évènements mis sur la sellette. Dans ce flot d’images et de discours, ceux qui sont en définitive les plus médiatisés, sont les avocats.

 

Ces professionnels du spectacle s’accordent merveilleusement bien avec les journalistes, qui font de certains d’entre eux les vedettes de leur papier ou de leur émission. Les ténors du barreau n’en peuvent plus de se montrer et de pérorer devant leur public, si bien que le moindre scandale populaire est pour eux l’occasion de donner leur point de vue, de fustiger les uns et de critiquer les autres.

Nous voyons en ce moment comment les avocats de Dominique Strauss-Kahn se plaisent à trainer derrière eux une cohorte de journalistes, à entretenir le mystère, à suggérer le complot et à dénigrer la plaignante. L’accusé, lui, n’est pas tiré d’affaire et reste suspendu aux hypothétiques impacts favorables de la verve de ses avocats.

Plus près de nous, Roland Dumas, Jacques Vergès et Gilbert Collard sont prêts à défendre Mouammar Kadhafi, dictateur sanglant, que la morale la plus élémentaire condamnerait à la peine maximale. Ces trois avocats déjà célèbres, se donnent une fois de plus l’occasion de se pavaner devant les caméras et de vilipender ceux qui ont commandité ou laissé faire la guerre au dictateur Libyen. Tout cela leur fait une belle publicité sans pour autant exonérer leur client.

 

 

Morale

Certains avocats, poussés par les médias, sont devenus des « stars ». Ils ont des avis sur tout et sont sollicités pour leur grandiloquence qu’ils mettent au service du taux d’audience mais aussi de leur narcissisme. Ils portent le drapeau de ceux qui les conduiront au devant de la scène et accessoirement ils les tireront d’affaire.

 

« Hé ! mon ami, tire-moi de danger : Tu feras après ta harangue. »

La Fontaine

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:52

 

Les religions les plus représentées, celles que l’on appelle les « grandes religions monothéistes », affirment l’existence d’un Dieu infini, père de l’univers et maître des hommes. Elles prônent la prière et la reconnaissance de lois divines. Ces lois, lorsqu’elles ne sont pas de l’ordre de la nature proprement dite, concernent les hommes et se fondent sur le principe du respect d’autrui.

 

L’autre, celui que l’on doit respecter dans son intégrité, dans sa propriété, dans ses différences, c’est son prochain, « fils de Dieu ». Mais, s’il n’y a qu’un seul Dieu, il y a en revanche plusieurs livres de la Loi, qui divisent les « fils de Dieu » en autant de courants de pensé. Or, la loi de Dieu est aussi universelle que celui dont elle porte le nom et ne souffre aucune divergence. C’est pourquoi seules sont « fils de Dieu » ceux qui suivent l’unique et authentique Loi divine. Les autres sont dans l’obscurantisme ou le péché et il convient, selon la loi, de les convertir ou de les soumettre.

 

Malheureusement, à ce jour, personne n’a encore déterminé avec certitude et sans équivoque quel est le livre de la Loi authentique, dicté par Dieu. Ce dernier ne s’étant d’ailleurs pas plus prononcé.

 

Pour l’heure, chaque religion défend ses convictions dans les formes recommandées par les textes et en accord avec sa loi. C’est ainsi qu’au Pakistan, Asia Bibi, jeune femme mère de deux enfants, a été condamnée à mort pour blasphème.

Son crime est d’avoir bu à un puits et d’avoir eu l’outrecuidance de répondre à ses compatriotes d’une autre religion, qui l’accusaient de salir l’eau.

Faute de pouvoir être entendue dans son pays, sa cause devrait être défendue en France par le Quai d’Orsay, suite à la visite récente d’Ashiq Maseeh son mari.

 

Lorsque la justice d’un pays obéit à une religion, lorsque des représentants de l’état sont assassinés pour avoir défendu une personne condamnée par les autorités religieuses, alors il n’y a ni nation ni citoyen mais des croyants et des infidèles, des fils de Dieu et des mécréants. Les règles sociales, les principes économiques, les modes de vie, les libertés se concrétisent dans un espace aussi ouvert et tolérant que la bienveillance d’une religion à l’égard de la sorcellerie.

 

En France, l’état laïque reconnait le droit aux citoyens d’avoir et de pratiquer une religion, dans le respect des lois de la république. Dans ces conditions, tous les cultes peuvent être représentés en toute indépendance.

Cependant, en dépit du fait que l’état, dans sa laïcité affirmée, devrait ignorer les principes religieux, plusieurs affaires ont montré qu’il n’en est rien.

D’abord l’histoire du « voile » que certaines étudiantes portent à l’école et qui a été pointé du doigt comme une forme de négation de la république. Ce foulard qui coiffe la tête de ces jeunes femmes devrait être regardé comme une tenue vestimentaire ordinaire. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, le foulard comme couvre-chef était à la mode.

Ensuite l’interdiction des fameux signes ostentatoires d’appartenance à une religion. Nous n’avons jamais su exactement ce que signifiait « ostentatoire » dans le langage des politiciens mais surtout, on peut se demander comment un état qui se dit laïque et donc étranger à la religion peut-il, d’une part interdire des signes religieux, d’autre part prétendre être au fait de la symbolique des religions.

Enfin l’interdiction de la bourqa dénoncée comme instrument de soumission de la femme. Est-il besoin de rappeler qu’en France, les femmes sont particulièrement bien protégées contre les éventuels abus de leur mari et que ces derniers ne sauraient les contraindre sans risquer de se retrouver devant la justice si celles-ci portaient plainte. Il est donc, une fois de plus, abscond de dire que l’état est fondé d’interdire une tenue vestimentaire, dès lors que cette tenue ne porte pas préjudice aux autres citoyens.

 

Les religions se sont toujours combattues ou du moins ardemment concurrencées. Si le respect de l’autre est généralement prôné, il se trouve des intégristes pour défendre et imposer leurs convictions dans la violence et la destruction. L’histoire d’Asia Bibi en est un témoignage.

Du point de vue politique, les états qui se lient de près ou de loin à la religion, sont, de fait, soumis à des gouvernances arbitraires. Pour sa part, la laïcité garanti la même justice pour tous selon des lois neutre vis-à-vis des religions.

Nonobstant, laïcité de l’état ne veut pas dire laïcité des citoyens. C’est pourquoi l’obédience religieuse des uns et des autres doit pouvoir exister mais s’exprimer dans le cadre du strict respect des règles laïques de la république. Tout contrevenant aux lois de la république doit être condamné, quand bien même il aurait agit en accord avec les lois de sa religion. En conséquence, l’état n’a nul besoin de se mêler de ce qui ne le regarde pas.

 

La laïcité de l’état est une condition majeure de la démocratie et de la justice équitable. Cependant, elle peut être perçue comme la négation de la religion. C’est pourquoi l’état ne doit jamais se mêler de religion mais doit faire respecter les lois laïques avec fermeté. L’observation de ces principes constitue la garantie, pour tous, du droit à la liberté de penser selon ses convictions et dans le respect des autres.

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 00:24

 

Nous sommes témoins, cette année 2011, de mouvements de révolte dans plusieurs pays. Une vague de liberté et de démocratie a commencé à submerger l’Afrique du nord pour se déverser maintenant sur notre vaste continent jusqu’aux portes de l’union européenne.

 

La Tunisie, l’Egypte, la Libbie puis la Syrie, la Jordanie, le Yémen… Aujourd’hui, la jeunesse espagnole campe dans les rues et réclame une vraie démocratie. Nous sommes là, juste derrière les Pyrénées et observons les évènements. Est-ce une digue qui nous sépare de ce flot ou simplement cette chaine de montagne au cœur d’un pays franco-espagnole ?

 

Les révolutions sont nées de l’aspiration des peuples à la reconnaissance de leurs droits fondamentaux : Le droit de s’exprimer, de choisir, de manger, de se loger, de se reposer, ou tout naturellement le droit de vivre décemment.

Les révolutions ont apportées le changement, parfois sous forme de démocratie parlementaire mais parfois aussi sous forme de dictature et parfois même simplement sous forme de transfert du pouvoir vers une autre classe minoritaire.

En définitive, quelque soit l’aboutissement des révolutions le peuple n’a jamais eu réellement le pouvoir et l’on continue de se poser la question de savoir s’il est préférable d’avoir le droit à la parole sans écho ou d’être interdit de parole.

 

Les pays arabes se sont révoltés contre des dictatures dont certaines sont elles-mêmes issues de la révolution. Ils souhaitent la démocratie pour le bien de tous et tous vont confier leur avenir à quelques individus.

Cette démocratie, tant espérée par les peuples victimes de dictateurs, est remise en cause en Espagne, pays où la dictature, née de la révolution des années 30, s’est éteinte il n’y a pas si longtemps. Elle est remise en cause, non pas sur le fond mais sur la forme car les principes qui structurent ce que l’on nomme aujourd’hui « démocratie », sont aliénés par la nature profonde des hommes qui se disputent le pouvoir et prétendent se mettre au service du peuple.

 

Aujourd’hui, certains en France font écho à la voix des jeunes espagnols comme sur le site « Réelle démocratie » :

http://www.reelledemocratie.fr/?page_id=143

D’autres sites présentent l’agenda des actions de démocratie directe à travers la France.

Et sur ce blog, un point de vue sur la politique qui se dit démocratique :

http://france-humaniste-rebelle.over-blog.com/article-les-fables-de-la-fontaine-illustrees-le-lion-abattu-par-l-homme-72888244.html

 

Après l’international socialiste qui se voulait précurseur du communisme mondial, voué en définitive non pas à la dictature du prolétariat mais à celle de la nomenklatura, la démocratie directe est-elle une nouvelle tentative d’humanisation de la gouvernance au niveau mondial ?

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 15:53

 

Depuis toujours, du moins depuis le début des civilisations, les notions de culpabilité et d’innocence ont été appréciées en fonction du degré de respect, par les membres de la communauté, de règles établies. Dès lors qu’il existe une autorité en charge de juger du respect de ces règles par les individus, ces derniers ne peuvent être, de fait, ni coupables ni innocents a priori, d’une faute à laquelle on les associerait.

 

Aussi, la présomption de culpabilité ou d’innocence n’est qu’une question de point de vue car si une personne doit comparaitre devant la justice, c’est qu’elle est accusée donc présumée coupable. De même, s’il existe un processus judiciaire, c’est que cette même personne est également potentiellement innocente. Il appartient à l’autorité compétente de déterminer, in fine, s’il y a culpabilité ou innocence.

 

Ces derniers jours, les médias mettent en opposition la justice américaine et la justice française sur la présomption de culpabilité ou d’innocence mais personne ne se pose la question de savoir si les systèmes judiciaires sont fiables ou pas. En effet, quelle est l’importance de considérer le prévenu, a priori, coupable ou innocent si en définitive le tribunal se trompe dans son jugement. La valeur de la justice ne se mesure pas sur la manière dont sont considérés les justiciables et prévenus mais sur la qualité du jugement rendu. Les notions de compétence et d’intégrité des tribunaux sont des critères à ne pas négliger.

 

Il est indubitable que la justice est imparfaite et c’est bien la raison pour laquelle, comme le soulignait Blaise Pascal, les juges et les avocats se travestissent pour impressionner par leur image, faute de pouvoir le faire par leur « science ».

Nous avons beau jeu, en France, de nous targuer de la présomption d’innocence, alors qu’il y a tant d’erreurs judiciaires et surtout une incapacité des juges à reconnaître leurs fautes, quand la justice n’est pas elle-même juge et partie tel que c’est le cas au tribunal administratif. La réhabilitation des victimes de la justice Française est non seulement rarissime mais encore nécessite plus de temps et d’investissement que la canonisation d’un homme de bien par l’église.

Aux Etats Unis, la justice n’est pas plus parfaite mais lorsqu’il y a démonstration d’une erreur judiciaire, la victime en est dédommagée. Cela est exceptionnel et très mal indemnisé en France.

 

Alors, pourquoi montrer du doigt la justice américaine et sa présomption de culpabilité ?

Nous considérons qu’il est inhumain de malmener un prévenu avant même de savoir s’il est coupable ou non mais, en réalité, que se passe-t-il en France dans les commissariats, en particulier ceux des banlieues ? Les méthodes employées pendant les gardes à vue, ne sont-elles pas celles applicables à des coupables ? Ne ressemblent-elles pas à ce qui se pratique au Etats-Unis quelque soit l’individu ?

Quelque soit l’individu… Encore une marque d’équité outre-Atlantique.

En France, la présomption d’innocence se vérifie pour les dignitaires. Dans le pire des cas, lorsque ceux-ci ne peuvent échapper à la justice, ils vont dans une prison VIP et écrivent un livre qui leur rapporte encore de l’argent. Les gens du peuple, eux, sont traités comme l’a été Dominique Strauss-Kahn à New-York. C’est bien cela qui a choqué la sphère politique française et a été dénoncé par les média à son service.

 

Il est patent que les américains ne font pas dans la dentelle et qu’ils ne s’encombrent pas de morale et de principes humanistes lorsqu’il s’agit de leurs intérêts mais reconnaissons, au moins, que chez eux, la justice est la même pour tout le monde. Commençons donc par balayer devant notre porte car la présomption d’innocence sans l’égalité de traitement entre citoyens, n’a pas de réalité.

 

Soyons conscient, enfin, que la vraie question n’est pas celle de la présomption d’innocence mais celle de la qualité de la justice rendue et sur ce point, la France a encore beaucoup de progrès à faire. En effet, le monde juridique n’est pas formé à la logique mathématique, ce qui crée de vrais problèmes d’analyse des faits, de démonstration et de synthèse, tant aux avocats qu’aux juges. Quant à la justice administrative, celle-ci est juge et partie, c'est-à-dire aux antipodes des règles les plus élémentaires des droits de l’homme et du citoyen.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:26

 

 « On en use ainsi chez les grands. La raison les offense ; ils se mettent en tête que tout est né pour eux, quadrupèdes, et gens, et serpents. »

La Fontaine

 

Illustration

Nous sommes au mois de mai, le mois des grèves et des revendications sociales, qui commencent dès le 1er mai, fête du travail, jour chômé.

Mais qui fait grève ? L’industrie et ses ouvriers à la chaine ? Le bâtiment et ses manœuvres laborieux ? La distribution et son personnel assidu ? Ceux qui produisent, travaillent dur et font vivre la France ? Non ! C’est la fonction publique.

Les fonctionnaires considèrent que l’état ne reconnaît pas leur travail à sa juste valeur, qu’ils sont sous-payés, qu’ils manquent de moyens, que leur retraite est insuffisante, que le service public est en danger.

Ils disent que l’Etat est ingrat, qu’il les maltraite et que c’est raison que de se battre. Mais, à l’occasion de ces journées spéciales où la fonction publique est dans la rue, les média, prennent à parti les usagés. Ceux-ci, pour la plus part, se plaignent des abus de l’administration, font valoir combien ils sont mal soutenu par les services publics. Comment les fonctionnaires, nourris par eux, expédient sans soin leurs affaires.

Mais la fonction publique, qui croit que tout lui est du, n’aime pas entendre la vérité et il arrive qu’un ministre d’état en paye, de son poste, la colère.

 

 

Morale

Le rôle de la fonction publique, sous tutelle de l’état, est de servir et protéger les citoyens. Ces derniers, par leur travail, enrichissent la France et contribuent, notamment, à la rémunération des fonctionnaires en payant l’impôt.

Hélas, depuis longtemps déjà, les commis de l’état se sont tournés vers leurs propres intérêts, devenant vindicatifs et considérant l’état comme un ingrat faisant obstacle à leur bien être. Ils évoquent sans cesse l’importance du service public et leur attachement à leur devoir envers les français. Cependant, force est de constater que le service public fonctionne mal et que les fonctionnaires s’accrochent à leurs privilèges tout en demandant toujours plus de moyens, lesquels sont financés par ceux-là même qu’ils sont sensés servir.

 

Les transports publics sont une véritable nuisance économique. Les dysfonctionnements et les retards répétés génèrent des coûts à tous les niveaux du circuit économique : Les rendez-vous d’affaires manqués, les salariés en retard qui ne récupèrent pas toujours les heures perdues, ceux qui sont obligés de rattraper leurs heures de retard et qui payent leur nourrice en heures supplémentaires, sans compter la fatigue qui nuit à la productivité.

Le pôle emploi incapable de concurrencer les coûts et l’efficacité des organismes privés au service des chômeurs.

La justice avec ses délais inacceptables et ses jugements aléatoires.

L’éducation nationale avec son absentéisme chronique et son administration pléthorique.

L’administration fiscale, son coût exorbitant, ses privilèges scandaleux et ses dérives mafieuses.

Etc…

 

L’administration fustige l’état et veut faire croire qu’elle n’a d’autre combat que la défense des intérêts des citoyens. En réalité elle profite de sa position clé dans la gestion du pays pour en demander toujours plus au détriment des productifs. Si l’on s’avise de réclamer, elle est capable de paralyser la France.

Des dizaines de milliers de plaintes sont déposées chaque année contre l’administration. Ceux qui en sont les auteurs, s’aperçoivent rapidement qu’ils sont pieds et poings liés face à ces abus, quand ils ne subissent pas de représailles.

 

« Si quelqu'un desserre les dents, c'est un sot.  J'en conviens. Mais que faut-il donc faire ? Parler de loin ; ou bien se taire. »

La Fontaine

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:02

 

 « Le monde est plein de gens qui ne sont plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages. »

La Fontaine

 

Illustration

Les prochaines élections présidentielles auront lieu dans un an. Les candidats commencent à se déclarer, à l’instar de François Hollande qui a annoncé sa candidature aux primaires socialistes le 31 mars dernier. Depuis plusieurs mois déjà cet homme politique, ordinairement jovial et bien en chair se prépare. Il fournit beaucoup d’efforts pour ressembler au candidat idéal.

 

D’abord une cure d’amaigrissement et une nouvelle personnalité pour paraître plus sérieux, plus austère, plus conforme à l’image d’un personnage conscient des problèmes de la France et dont la dimension est celle d’un vrai chef d’état. Sa candidature aux dernières cantonales était l’occasion de sonder l’électorat ; Son élection à la présidence du conseil régional de Corrèze est un cran de plus vers la stature convoitée de président de la république.

 

Ensuite, une gestuelle et un ton à la fois volontaire et serein. Son modèle est François Mitterrand, la « force tranquille », qui a gouverné sans partage pendant 14 ans et dont ni la droite ni la gauche n’ose contester la carrure politique.

 

Comme François Mitterrand, juste avant de gagner les élections présidentielles de 1981, François Hollande a choisi de prononcer, son premier « grand discours » au théâtre de Rutebeuf de Clichy La Garenne. Ce discours du 27 avril est probablement l’aboutissement de sa tentative de mimétisme : Il adopte les mimiques de François Mitterrand jusqu’au clignement des yeux. Il ne lui manque que le chapeau en feutre noir.

 

Dans sa quête du pouvoir, François Hollande semble convaincu que les efforts qu’il déploie pour ressembler à un chef d’état vont faire de lui le prochain président de la république française.

 

 

Morale

A défaut d’avoir du charisme, bien des personnalités se donnent beaucoup d’importance et s’imaginent pouvoir ainsi rivaliser avec les plus grands. Elles ne font que détourner inutilement l’attention et finissent, en définitive, aussi bas qu’elles ont voulu monter car, quand l’imposture des vaniteux est révélée, les critiques deviennent acerbes. A ce propos, on pourrait également citer Nietzsche : « Ne t’enfle pas, autrement la moindre piqure te fera crever. »

C’est ainsi qu’en vue des élections de 2012, nombreux sont ceux qui prétendent peser sur le choix des électeurs, que ce soit directement pour la présidence ou en appuis à un candidat potentiel. Ce phénomène concerne autant la sphère politique que celle des médias. En revanche, on ne voit pas de gestionnaires aguerris, qui pourtant auraient plus de raison de vouloir se faire connaître sans pour autant avoir besoin de s’enfler.

 

« La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva. »

La Fontaine

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 00:24

 

 « Avec plus de raison nous aurions le dessus, si mes confrères savaient peindre. »

La Fontaine

 

Illustration

La gestion de l’état a toujours été l’affaire de quelques un, lesquels ont imposés leurs décisions et présentés le monde à travers le prisme de leur personnalité.

 

Ainsi, au sommet des partis politiques, la bataille fait rage pour prendre le pouvoir et imposer ses choix. Tout en bas de l’échelle les militants, les purs, ceux qui croient encore et toujours que le parti va changer la donne, s’activent et servent l’appareil dans l’espoir qu’un jour ils auront eux aussi leur part de décisions. Ils ne sont pas toujours dans la ligne du parti, s’étonnent parfois des discours de leurs chefs mais peu importe, l’idéologie à laquelle ils croient est celle revendiquée par le mouvement auquel ils adhèrent et on les a convaincu qu’ils sont bien utiles à leur place de colleur d’affiches.

 

Les autres citoyens, c'est-à-dire 98% des français en âge de voter, ne font que suivre et subir la gouvernance. Certains se déplacent aux bureaux de vote mais beaucoup ne s’expriment pas par la voix des urnes. Il faut voter, dit-on, si l’on veut se faire entendre mais il faut dire aussi que souvent le choix se résume à un dilemme entre Charybde et Scylla. La politique est un métier bien protégé par des professionnels et le suffrage universel permet d’assoir légitiment les intérêts de cette caste puisqu’il procède de la démocratie.

 

C’est pourquoi, quel que soit le parti en place, le citoyen n’y trouve jamais son compte. Les promesses sont oubliées et  la démagogie brosse un tableau à l’avantage de la politique : L’économie prend des allures de croissance, le social progresse, le chômage diminue et l’optimisme des ménages est à la hausse. S’il y a un problème, le gouvernement est là, qui va se mobiliser et apporter la bonne solution. Le problème persiste ? C’est la faute à la conjoncture, à la mondialisation, à la politique étrangère, au réchauffement climatique et autres paramètres dont l’état n’a pas la maîtrise.

 

Les citoyens, pour la plupart, afférés à des tâches ordinaires et préoccupés par le quotidien préfèrent ignorer la supercherie. Les loisirs et les petites distractions sont bien plus réconfortants que l’art de la politique.

 

 

Morale

La France évolue au gré des intérêts de la classe politique et l’image que l’on en présente est celle que veulent renvoyer les politiciens. Il n’y a ni adéquation entre les décisions et les aspirations du peuple, ni vérité entre la réalité et les discours.

 

Pour le commun des citoyens, la politique n’est qu’un combat des chefs et les périodes électorales sont l’occasion, non pas d’évaluer les programmes des candidats mais de faire des paris sur leurs scores potentiels.

 

Pourtant, les français ne sont ni dupes ni dépourvus de bon sens et nombre d’entre eux ont de bonnes idées. Ce qu’ils n’ont pas, c’est l’art de la politique politicienne.

 

Alors, laissons la rhétorique, les partis politiques et les gourous aux politiciens et faisons de la politique autrement. Exprimons nous sur le net, échangeons nos idées sur les forums, rejoignons les sites fédérateurs, formalisons nos idées communes, faisons des pétitions car l’avenir de la France est une affaire de démocratie au sens premier du terme. Ce ne sont pas l’énarchie, la nomenklatura ou le « copinage » qui doivent présider au choix de nos représentants mais la compétence avérée et reconnue par tous.

 

C’est ainsi que quiconque pourra prétendre à la gouvernance sans être obligé de passer par le filtre des appareils politiques. Dès lors, l’administration de la France sera à l’image des français.

 

« Mais l’ouvrier vous a déçus, il avait liberté de feindre. »

La Fontaine

 



Concrètement c’est ici

 

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