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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 22:20

 

En 1997, Lionel Jospin prend les rênes du gouvernement et nomme Martine Aubry au ministère de l’emploi et de la solidarité. Dès 1998 celle-ci commence à œuvrer pour les « 35 heures » et en 2001 Jospin commence à recruter en masse des fonctionnaires avec toujours l’idée de réduire le chômage. Aujourd’hui, Martine Aubry est fière d’avoir porté les 35 heures et prévoit de recruter encore quelques centaines de milliers de fonctionnaires.

 

Nous savons tous que la loi sur les 35 heures a été très populaire. A l’époque, on évoquait les grandes avancées sociales ; comme la réduction du temps de travail, les congés payés, etc. ; qu’avait permis le parti socialise dans l’histoire. Les syndicats applaudissaient et les travailleurs se félicitaient d’avoir un gouvernement socialiste.

Malheureusement, si au sortir de la guerre la France était dépeuplée et que le travail ne manquait pas, pendant le gouvernement Jospin, c’était la crise. Les entreprises peinaient à avoir des commandes et les PME/PMI survivaient tant bien que mal. Contrairement à l’après-guerre, il s’agissait de travailler dur pour être en mesure de facturer et de garder l’entreprise à flot.

 

Dans ce contexte, les 35 heures hebdomadaires ont tout simplement ruinées les entreprises les plus fragiles, en diminuant la charge de travail pour un même coût. Parallèlement, le financement de cette mesure ; qui, en définitive, n’a bénéficié qu’aux grandes entreprises à même de réaménager leurs effectifs ; a coûté cher au contribuable, déjà bien chargé par les impôts. Bref, les « 35 heures » ont été une mesure typiquement démagogique basée sur un sophisme, que seul un énarque est capable de défendre sans y trouver la moindre contradiction.

 

Lorsque l’on n’est déjà pas capable de raisonner, plus grave encore est de prétendre que l’emploi de fonctionnaires participe à la réduction du chômage. Il est pourtant évident que le travail d’un salarié productif génère du profit et que celui d’un administratif n’est qu’une charge. Autrement dit, les premiers créent de la richesse les seconds ne sont qu’un coût.

Lorsqu’un salarié productif reçoit en salaire une partie de la richesse qu’il a généré, il en conserve une partie pour son propre compte et en donne une autre à un non productif. Si bien que les salariés non productifs, dépensent et paient leurs impôts avec l’argent qu’ils ont reçu grâce aux productifs. Ainsi, chaque fois que l’état embauche un fonctionnaire, ce sont les productifs qui vont payer son salaire et ses impôts via les prélèvements obligatoires de l’état. On peut même se poser la question de savoir pourquoi les fonctionnaires payent l'impôt puisqu’ils n’ont pas de plus-value économique au sens de la création de richesses et qu'ils ne font que rétrocéder une partie des impôts qui ont servi à les rémunérer et qui proviennent de taxes sur les richesses générées.

Le chômage ne peut pas être résolu par l’emploi de non productif car leur travail n’est pas accompagné d’une création de richesse capable de les rémunérer.

En Europe, l’effectif moyen de la fonction publique est de l’ordre de 17,5% des actifs. En France, il est de près de 25%, d’où, en partie, les impôts considérables que les contribuables doivent payer.

 

Par ailleurs, un sondage IPSOS révèle que 75% des jeunes ont pour ambition de travailler dans la fonction publique. Quel sens du civisme ! Souhaitons que les 25% restant aient l’ambition de gagner suffisamment d’argent pour nourrir les premiers.

Pour l’heure, Martine Aubry a bien l’intention de gagner la présidentiel de 2012. Si tel était le cas, elle ferait certainement beaucoup d’heureux parmi 75% des 15-30 ans… Au moins la première année de son élection.

 

Les politiciens et politiciennes, qui par ambition du pouvoir usent de démagogie au prix de la ruine de la France, devraient être mis en examen. Hélas, tout le monde, du moins la classe politique, feint de croire qu’il ne s’agit que d’erreurs de jugement.

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commentaires

DenisDenis 19/12/2011 00:32

Attention, un sophisme peut en cacher un autre: Un fonctionnaire ne produit rien... Admettons (et l'éducation de nos gosses, c'est pas de la richesse ?). Mais bon, passons sur ce détail et restons
dans le domaine purement économique. Cet article fait l'impasse sur deux transferts de charges qui font partie de "ce qui ne se voit pas" dans le sophisme de la vitre cassée:
La première erreur est de considérer qu'un fonctionnaire en moins n'est que bénéfique pour la société. C'est faire l'impasse sur le temps perdu par les usagers dans les administrations. Deux
employés au service des cartes grises au lieu de trois (par exemple), ça signifie 20 personnes qui vont perdre une heure à attendre debout à faire la queue... Et 40 personnes l'après-midi parce que
le phénomène est cumulatif et que le retard s'ajoute au retard. Or, le temps c'est de l'argent et le temps perdu par ces personnes est du temps qu'elles auraient pu consacrer au bien de tous, dans
des associations par exemple, dans la création, le logiciel libre ou je ne sais quoi.
La deuxième erreur est de croire qu'un fonctionnaire licencié ne coûte rien. Mais c'est évidemment faux, il va s'inscrire au chômage, toucher des allocations, demander des bilans de compétences,
des formations de reconversion, bref un tas de "charges cachées" qui sont payées, les unes par les autres travailleurs (assurance chômages), les autres par les contribuables (toute l'infrastructure
destinée à gérer, à réinsérer, à aider les chômeurs).
Les blogueurs qui par démagogie se font l'écho d'un gouvernement qui a fait la preuve de son incompétence devraient être mis en examen aussi.

France-humaniste-rebelle 19/12/2011 18:20



Je vous remercie pour ce commentaire auquel je ne souscris pas, pour plusieurs raisons :


Tout d’abord, je souhaite préciser que je ne prône pas la fin de la fonction publique. Même dans les sociétés les plus productives et
les plus efficaces il y a une administration, tout simplement parce que la gestion d’une organisation est nécessairement réalisé par des administratifs. En revanche, ce que je maintiens est
qu’une administration a un coût qui est payé par ceux qui créent les plus values économiques et je doute fort que quiconque puisse dépenser plus qu’il n’en a les moyens. Pourtant, c’est ce qui se
passe en France. Entre le gaspillage phénoménal de l’état ou des collectivités locales et les sureffectifs dans la fonction publique, se sont des dizaines de milliards d’euros perdus chaque
année, qui ne génèreront aucune richesse. L’argent ne tombe pas du ciel, c’est parce que les entreprises produisent et qu’elles trouvent des débouchés qu’un pays s’enrichit. La richesse créée
permet de consommer, donc de produire donc d’embaucher ; C’est un cercle vertueux. Plus l’état capte cette masse finie de richesse, moins il en reste pour créer de nouvelles richesse ;
C’est un cercle vicieux.


Quant à la fonction publique, si elle apporte un service nécessaire, elle manque cependant grandement d’efficacité et, pour reprendre
votre exemple sur le service des cartes grises, mieux vaudrait y mettre de l’organisation plutôt que d’embaucher des fonctionnaires car, en extrapolant, plus il y aura de fonctionnaires à
rémunérer, moins il y aura d’argent pour acheter des voitures, donc moins de production, plus de licenciements, plus de chômage, plus de coût pour les contribuables et à la fin, la faillite
économique de la branche. Cela est de la pure arithmétique car, une fois de plus, la masse monétaire créée est finie et si elle est utilisée d’un côté elle ne peut l’être de l’autre.


Par ailleurs, diminuer les charges exagérées de l’état, notamment dans la fonction publique, ne veut pas dire licenciement de
fonctionnaires mais gèle des embauches, car il faut réfléchir de manière dynamique et non pas statique tel que vous le faite. Le contexte de demain n’est pas celui d’aujourd’hui et l’on ne peut
pas raisonner pour l’avenir en prenant pour constante les hypothèses d’aujourd’hui.


Enfin, l’éducation est un bon exemple des fourvoiements du gouvernement actuel, qui préfère embaucher à outrance des policiers plutôt
que d’apporter éducation, culture et civisme à nos enfants. Ce qui est extrêmement regrettable, c’est que dans l’éducation nationale, il ya de plus en plus d’administratifs et de moins en moins
d’enseignants. Cela est vrai également dans la santé où l’on manque de professionnels.


Comme je l’ai déjà écrit, l’éducation, la santé et l’énergie sont des domaines où l’état a un rôle important à jouer, pour autant que
les élus ne soient pas des irresponsables, car personne ne devrait en être privé.