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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 00:24

 

 « Avec plus de raison nous aurions le dessus, si mes confrères savaient peindre. »

La Fontaine

 

Illustration

La gestion de l’état a toujours été l’affaire de quelques un, lesquels ont imposés leurs décisions et présentés le monde à travers le prisme de leur personnalité.

 

Ainsi, au sommet des partis politiques, la bataille fait rage pour prendre le pouvoir et imposer ses choix. Tout en bas de l’échelle les militants, les purs, ceux qui croient encore et toujours que le parti va changer la donne, s’activent et servent l’appareil dans l’espoir qu’un jour ils auront eux aussi leur part de décisions. Ils ne sont pas toujours dans la ligne du parti, s’étonnent parfois des discours de leurs chefs mais peu importe, l’idéologie à laquelle ils croient est celle revendiquée par le mouvement auquel ils adhèrent et on les a convaincu qu’ils sont bien utiles à leur place de colleur d’affiches.

 

Les autres citoyens, c'est-à-dire 98% des français en âge de voter, ne font que suivre et subir la gouvernance. Certains se déplacent aux bureaux de vote mais beaucoup ne s’expriment pas par la voix des urnes. Il faut voter, dit-on, si l’on veut se faire entendre mais il faut dire aussi que souvent le choix se résume à un dilemme entre Charybde et Scylla. La politique est un métier bien protégé par des professionnels et le suffrage universel permet d’assoir légitiment les intérêts de cette caste puisqu’il procède de la démocratie.

 

C’est pourquoi, quel que soit le parti en place, le citoyen n’y trouve jamais son compte. Les promesses sont oubliées et  la démagogie brosse un tableau à l’avantage de la politique : L’économie prend des allures de croissance, le social progresse, le chômage diminue et l’optimisme des ménages est à la hausse. S’il y a un problème, le gouvernement est là, qui va se mobiliser et apporter la bonne solution. Le problème persiste ? C’est la faute à la conjoncture, à la mondialisation, à la politique étrangère, au réchauffement climatique et autres paramètres dont l’état n’a pas la maîtrise.

 

Les citoyens, pour la plupart, afférés à des tâches ordinaires et préoccupés par le quotidien préfèrent ignorer la supercherie. Les loisirs et les petites distractions sont bien plus réconfortants que l’art de la politique.

 

 

Morale

La France évolue au gré des intérêts de la classe politique et l’image que l’on en présente est celle que veulent renvoyer les politiciens. Il n’y a ni adéquation entre les décisions et les aspirations du peuple, ni vérité entre la réalité et les discours.

 

Pour le commun des citoyens, la politique n’est qu’un combat des chefs et les périodes électorales sont l’occasion, non pas d’évaluer les programmes des candidats mais de faire des paris sur leurs scores potentiels.

 

Pourtant, les français ne sont ni dupes ni dépourvus de bon sens et nombre d’entre eux ont de bonnes idées. Ce qu’ils n’ont pas, c’est l’art de la politique politicienne.

 

Alors, laissons la rhétorique, les partis politiques et les gourous aux politiciens et faisons de la politique autrement. Exprimons nous sur le net, échangeons nos idées sur les forums, rejoignons les sites fédérateurs, formalisons nos idées communes, faisons des pétitions car l’avenir de la France est une affaire de démocratie au sens premier du terme. Ce ne sont pas l’énarchie, la nomenklatura ou le « copinage » qui doivent présider au choix de nos représentants mais la compétence avérée et reconnue par tous.

 

C’est ainsi que quiconque pourra prétendre à la gouvernance sans être obligé de passer par le filtre des appareils politiques. Dès lors, l’administration de la France sera à l’image des français.

 

« Mais l’ouvrier vous a déçus, il avait liberté de feindre. »

La Fontaine

 



Concrètement c’est ici

 

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