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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 14:05

 

 « Chacun se trompe ici-bas. On voit courir après l'ombre tant de fous qu'on n'en sait pas la plupart du temps le nombre. »

La Fontaine

 

Illustration

Nicolas Sarkozy, notre président, avait promis d’assainir les finances de l’état.

Lors de sa campagne présidentielle, il identifiait les excès de la dépense publique comme le mal à traquer. Moins de dépense, plus de pertinence dans la gestion du fonctionnement de l’état, devait conduire à la réduction de la dette et à terme, à la baisse des impôts afin de favoriser le cercle vertueux de la consommation, la production et l’emploi.

 

Mais bientôt, alors qu’il est au pouvoir, il considère les « nantis », s’expatriant avec leurs richesses las de la pression fiscale. Il voit de même la possibilité de réduire les dépenses et augmenter les recettes en reculant l’âge de départ à la retraite.

Alors il abandonne la réforme de l’état et la traque du gaspillage de l’argent publique pour se tourner vers le bouclier fiscale et la réforme des retraites. Il n’est plus question de moins dépenser mais de faire rentrer plus d’argent dans les caisses de l’état.

 

Hélas, le bouclier fiscal s’avère mal compris et le volet « régimes spéciaux » de la retraite est défendu bec et ongles par les syndicats.       

Notre président tente alors de porter son action vers l’impôt sur les grandes fortunes, le reconsidère, l’aménage et cantonne par ailleurs le dossier de la retraite au recul de l’âge légal de départ.

 

Tous ces tournoiements n’ont de résultats que de semer le trouble et, ni la réduction de la dette ni les recettes supplémentaires ne sont acquises.

 

 

Morale

Le navire est percé et prend l’eau. Le capitaine voit le trou mais au lieu de s’afférer à colmater la brèche, il se demande s’il vaut mieux écoper avec un seau ou avec une serpillère et tergiverse entre des solutions jusqu’à ce que le bateau sombre.

 

Le problème de la dette réside principalement dans le poids que pèsent les coûts de fonctionnement de l’état dans les dépenses publiques : La recette des taxes et impôts est gaspillée, les ministères considèrent l’argent du contribuable comme une manne inépuisable, les fonctionnaires sont légions et leur rémunération absorbe à elle seule près de la moitié du budget de l’état. Sur ces sujets, tout internaute peut facilement trouver des détails issus des rapports de la Cour des Comptes. Il en ressort qu’une gestion saine des dépenses et des ressources de l’état nous ferait économiser des dizaines de milliards d’euros chaque année. Ces milliards devraient bénéficier à la France productive mais au lieu de cela leur gaspillage est source de paupérisation des français.

Or, Nicolas Sarkozy, bien que conscient de cet état de fait, a lâché les actions qu’il comptait mettre en œuvre au titre de la réforme de l’état au profit de la solution consistant à augmenter les recettes. Cette dernière décision s’est muée alors en un marasme social.

 

Lionel Jospin et Martine Aubry s’étaient également fourvoyés en croyant réduire le chômage par l’emploi de fonctionnaires et la mise en œuvre des 35 heures. Ces mesures n’ont fait qu’aggraver la crise par des charges accrues et l’asphyxie des petites entreprises.

 

Il convient, nonobstant de souligner que les ministères majeurs comme la santé et l’éducation, sont malheureusement dépeuplés de leurs forces vives mais pas de leur administration qui, elle, est pléthorique.

 

Tant que les politiciens et politiciennes ne se résoudront pas à décharger la France productive du poids financier démesuré de l’état et préfèreront traquer la moindre niche fiscale, ils ne feront que chasser l’ombre et non la proie.

 

« À toute peine il regagna les bords, et n'eut ni l'ombre ni le corps. »

La Fontaine

 

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