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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:02

 

 « Le monde est plein de gens qui ne sont plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages. »

La Fontaine

 

Illustration

Les prochaines élections présidentielles auront lieu dans un an. Les candidats commencent à se déclarer, à l’instar de François Hollande qui a annoncé sa candidature aux primaires socialistes le 31 mars dernier. Depuis plusieurs mois déjà cet homme politique, ordinairement jovial et bien en chair se prépare. Il fournit beaucoup d’efforts pour ressembler au candidat idéal.

 

D’abord une cure d’amaigrissement et une nouvelle personnalité pour paraître plus sérieux, plus austère, plus conforme à l’image d’un personnage conscient des problèmes de la France et dont la dimension est celle d’un vrai chef d’état. Sa candidature aux dernières cantonales était l’occasion de sonder l’électorat ; Son élection à la présidence du conseil régional de Corrèze est un cran de plus vers la stature convoitée de président de la république.

 

Ensuite, une gestuelle et un ton à la fois volontaire et serein. Son modèle est François Mitterrand, la « force tranquille », qui a gouverné sans partage pendant 14 ans et dont ni la droite ni la gauche n’ose contester la carrure politique.

 

Comme François Mitterrand, juste avant de gagner les élections présidentielles de 1981, François Hollande a choisi de prononcer, son premier « grand discours » au théâtre de Rutebeuf de Clichy La Garenne. Ce discours du 27 avril est probablement l’aboutissement de sa tentative de mimétisme : Il adopte les mimiques de François Mitterrand jusqu’au clignement des yeux. Il ne lui manque que le chapeau en feutre noir.

 

Dans sa quête du pouvoir, François Hollande semble convaincu que les efforts qu’il déploie pour ressembler à un chef d’état vont faire de lui le prochain président de la république française.

 

 

Morale

A défaut d’avoir du charisme, bien des personnalités se donnent beaucoup d’importance et s’imaginent pouvoir ainsi rivaliser avec les plus grands. Elles ne font que détourner inutilement l’attention et finissent, en définitive, aussi bas qu’elles ont voulu monter car, quand l’imposture des vaniteux est révélée, les critiques deviennent acerbes. A ce propos, on pourrait également citer Nietzsche : « Ne t’enfle pas, autrement la moindre piqure te fera crever. »

C’est ainsi qu’en vue des élections de 2012, nombreux sont ceux qui prétendent peser sur le choix des électeurs, que ce soit directement pour la présidence ou en appuis à un candidat potentiel. Ce phénomène concerne autant la sphère politique que celle des médias. En revanche, on ne voit pas de gestionnaires aguerris, qui pourtant auraient plus de raison de vouloir se faire connaître sans pour autant avoir besoin de s’enfler.

 

« La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva. »

La Fontaine

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