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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:26

 

 « On en use ainsi chez les grands. La raison les offense ; ils se mettent en tête que tout est né pour eux, quadrupèdes, et gens, et serpents. »

La Fontaine

 

Illustration

Nous sommes au mois de mai, le mois des grèves et des revendications sociales, qui commencent dès le 1er mai, fête du travail, jour chômé.

Mais qui fait grève ? L’industrie et ses ouvriers à la chaine ? Le bâtiment et ses manœuvres laborieux ? La distribution et son personnel assidu ? Ceux qui produisent, travaillent dur et font vivre la France ? Non ! C’est la fonction publique.

Les fonctionnaires considèrent que l’état ne reconnaît pas leur travail à sa juste valeur, qu’ils sont sous-payés, qu’ils manquent de moyens, que leur retraite est insuffisante, que le service public est en danger.

Ils disent que l’Etat est ingrat, qu’il les maltraite et que c’est raison que de se battre. Mais, à l’occasion de ces journées spéciales où la fonction publique est dans la rue, les média, prennent à parti les usagés. Ceux-ci, pour la plus part, se plaignent des abus de l’administration, font valoir combien ils sont mal soutenu par les services publics. Comment les fonctionnaires, nourris par eux, expédient sans soin leurs affaires.

Mais la fonction publique, qui croit que tout lui est du, n’aime pas entendre la vérité et il arrive qu’un ministre d’état en paye, de son poste, la colère.

 

 

Morale

Le rôle de la fonction publique, sous tutelle de l’état, est de servir et protéger les citoyens. Ces derniers, par leur travail, enrichissent la France et contribuent, notamment, à la rémunération des fonctionnaires en payant l’impôt.

Hélas, depuis longtemps déjà, les commis de l’état se sont tournés vers leurs propres intérêts, devenant vindicatifs et considérant l’état comme un ingrat faisant obstacle à leur bien être. Ils évoquent sans cesse l’importance du service public et leur attachement à leur devoir envers les français. Cependant, force est de constater que le service public fonctionne mal et que les fonctionnaires s’accrochent à leurs privilèges tout en demandant toujours plus de moyens, lesquels sont financés par ceux-là même qu’ils sont sensés servir.

 

Les transports publics sont une véritable nuisance économique. Les dysfonctionnements et les retards répétés génèrent des coûts à tous les niveaux du circuit économique : Les rendez-vous d’affaires manqués, les salariés en retard qui ne récupèrent pas toujours les heures perdues, ceux qui sont obligés de rattraper leurs heures de retard et qui payent leur nourrice en heures supplémentaires, sans compter la fatigue qui nuit à la productivité.

Le pôle emploi incapable de concurrencer les coûts et l’efficacité des organismes privés au service des chômeurs.

La justice avec ses délais inacceptables et ses jugements aléatoires.

L’éducation nationale avec son absentéisme chronique et son administration pléthorique.

L’administration fiscale, son coût exorbitant, ses privilèges scandaleux et ses dérives mafieuses.

Etc…

 

L’administration fustige l’état et veut faire croire qu’elle n’a d’autre combat que la défense des intérêts des citoyens. En réalité elle profite de sa position clé dans la gestion du pays pour en demander toujours plus au détriment des productifs. Si l’on s’avise de réclamer, elle est capable de paralyser la France.

Des dizaines de milliers de plaintes sont déposées chaque année contre l’administration. Ceux qui en sont les auteurs, s’aperçoivent rapidement qu’ils sont pieds et poings liés face à ces abus, quand ils ne subissent pas de représailles.

 

« Si quelqu'un desserre les dents, c'est un sot.  J'en conviens. Mais que faut-il donc faire ? Parler de loin ; ou bien se taire. »

La Fontaine

 

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