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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 13:05

 

 « Dans ce récit je prétends faire voir d'un certain sot la remontrance vaine. »

La Fontaine

 

Illustration

Les technologies de l’information ont réduit notre planète à une mégapole avec son quotidien, ses sinistres, ses conflits, son commerce, ses affaires, ses notables… Presque tout se sait, est débattu, critiqué, dénoncé, accordé dans une vision globale où chaque organisation tente de faire valoir ses intérêts.

La confidentialité n’a plus sa place lorsqu’il s’agit d’affaires privées mais néanmoins associées à des personnalités de la finance, du show-business ou de la politique. Les médias s’emparent des affaires et la population suit les tribulations et les revirements des individus et des évènements mis sur la sellette. Dans ce flot d’images et de discours, ceux qui sont en définitive les plus médiatisés, sont les avocats.

 

Ces professionnels du spectacle s’accordent merveilleusement bien avec les journalistes, qui font de certains d’entre eux les vedettes de leur papier ou de leur émission. Les ténors du barreau n’en peuvent plus de se montrer et de pérorer devant leur public, si bien que le moindre scandale populaire est pour eux l’occasion de donner leur point de vue, de fustiger les uns et de critiquer les autres.

Nous voyons en ce moment comment les avocats de Dominique Strauss-Kahn se plaisent à trainer derrière eux une cohorte de journalistes, à entretenir le mystère, à suggérer le complot et à dénigrer la plaignante. L’accusé, lui, n’est pas tiré d’affaire et reste suspendu aux hypothétiques impacts favorables de la verve de ses avocats.

Plus près de nous, Roland Dumas, Jacques Vergès et Gilbert Collard sont prêts à défendre Mouammar Kadhafi, dictateur sanglant, que la morale la plus élémentaire condamnerait à la peine maximale. Ces trois avocats déjà célèbres, se donnent une fois de plus l’occasion de se pavaner devant les caméras et de vilipender ceux qui ont commandité ou laissé faire la guerre au dictateur Libyen. Tout cela leur fait une belle publicité sans pour autant exonérer leur client.

 

 

Morale

Certains avocats, poussés par les médias, sont devenus des « stars ». Ils ont des avis sur tout et sont sollicités pour leur grandiloquence qu’ils mettent au service du taux d’audience mais aussi de leur narcissisme. Ils portent le drapeau de ceux qui les conduiront au devant de la scène et accessoirement ils les tireront d’affaire.

 

« Hé ! mon ami, tire-moi de danger : Tu feras après ta harangue. »

La Fontaine

 

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