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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:01

Les politiciens constituent la caste des beaux parleurs, qui se sont approprié le pouvoir par leur seule capacité à convaincre, sans aucune référence, qu’ils sont à même de gouverner. Ces hommes et femmes politiques gagnent, tous autant qu’ils sont, quelques dizaines de milliers d’euros par mois. Le Président, les ministres, les sénateurs, les députés ; cumulards, profiteurs et incapables. Tous ces énarques, hauts fonctionnaires incompétents, qui s’entourent d’une administration pléthorique à leur service et qui sont à la tête de ces Agences inutiles et coûteuses, des ministères scandaleusement dispendieux ou des régions, des communautés d’agglomération et autres structures locales inutiles.

 

Tous les privilèges qui accompagnent cette caste :

  • 5 ans de droit au chômage pour les députés non réélus, alors que pôle emploi radie à tour de bras les chômeurs ;
  •  Retraite confortable à 50 ans pour Anne Hidalgo, ancienne compagne de François Hollande et haut fonctionnaire du ministère du travail qui se présente sans vergogne à la mairie de Paris, alors que l’on demande aux Français de travailler jusqu’à 67 ans ;
  •  Avantages fiscaux en plus du fait qu’ils se soustraient à l’impôt par des manœuvres qu’ils connaissent bien.

Il faut que le peuple nourrisse cette aristocratie et ses gens. Alors Bercy, temple des privilégiés parmi les privilégiés, bureau des inquisiteurs aux méthodes arbitraires et dont l’ex-chef (Jérôme Cahuzac) a lui-même été convaincu de fraude, invente toute sorte de taxes et impôts dans l’intérêt de l’Etat au détriment des citoyens. Ce ministère composé à 80% d’énarques, se fait une nécessité de soumettre tout contribuable qui ose contester, à tort ou à raison, l’impôt. Il use également de son pouvoir pour anéantir tout citoyen rebelle, par des contrôles fiscaux irrégulier ou pour le moins contestables.

 

Aujourd’hui, celui qui veut entreprendre, celui dont l’économie du pays a besoin, doit savoir que 75% des plus-values économiques que génèrera son activité, seront captés par l’Etat. Dès lors, comment s’étonner que les jeunes diplômés partent à l’étranger, que les capitaux fuient la France, que les entreprises internationales préfèrent investir en Allemagne ou en Angleterre.

 

Fort de ce constat, le gouvernement dit « socialiste » n’a rien trouvé de mieux que de proposer aux chômeurs une aide au départ à l’étranger. Car pour ces hommes et femmes politiques, parasites professionnels, il est plus avantageux et commode de maintenir les intérêts d’un Etat dominant au service de l’oligarchie et de se débarrasser des chômeurs, plutôt que de réfléchir au développement économique et au bien-être de la population.

 

Démonstration :

Prenons l’exemple simple d’un petit entrepreneur, la trentaine, célibataire, qui achète en gros un produit unique et le revend au détail aux particuliers. Il souhaite réaliser une marge de 30%.

 

La petite SARL achète le produit 100 € HT et le revends 130 € plus 19,6% de TVA, soit 155,50 euros TTC dont 25,50 € de TVA.

 

Le volume de vente est de 250 unités par mois. Soit un chiffre d’affaire annuel de 466 500 €. L’Etat récupère chaque année 76 500 € au titre de la TVA.

 

L’entrepreneur se rémunère 2 500 € brut par mois, soit un salaire net de charges salariales de 1 950 € par mois. L’Etat récupère 1 725 € au titre des charges sociales : Charges patronales (47% du salaire brut = 1 175 €) et charges salariales (22% du salaire brut = 550 €).

 

La marge nette annuelle de l’entreprise est de 90 000 €, correspondant à la marge brute (prix de vente moins prix d’achat = 166 500 €) moins la TVA reversée à l’Etat (76 500 €).

 

Le bénéfice avant impôt de l’entreprise est de 45 900 € correspondant à la marge net moins les salaires et charges ; soit 90 000 € moins le salaire brut (30 000 €) et les charges patronales (14 100 €). Sur ce bénéfice annuel, l’Etat récupère l’Impôt sur les Sociétés par tranche (15% puis 33,33%), soit 8 130 €. Il reste à la société 37 770 € de bénéfice net à distribuer.

En fin d’année, l’entrepreneur se verse le bénéfice net de la société au titre des dividendes. 

 

Calcul étant fait, le petit entrepreneur gagne un salaire net annuel de 23 400 € plus 37 770 € de dividendes, soit 61 170 €.

Sur ce revenu, l’Etat récupère un impôt sur le revenu égal à 13 200 €.

Par ailleurs, dans sa commune de résidence, l’entrepreneur paye 2 500 € d’impôts locaux.

In fine, le revenu annuel de l’entrepreneur, net de taxe et impôt, est de 45 500 €.

 

Pour sa part, l’Etat a récupéré :

  • 76 500 € au titre de la TVA ;
  •  20 700 € au titre des charges sociales (patronales et salariales) ;
  •  8 130 € au titre de l’impôt sur les sociétés ;
  •  13 200 € au titre de l’impôt sur le revenu ;
  •  2 500 € au titre des impôts locaux.

Soit un total, pour l’année d’exercice de l’entrepreneur, de 121 030 €.

 

Ainsi, cet entrepreneur, qui aura réalisé un chiffre d’affaire annuel de 466 440 € dont 166 500 € de plus-value économique, aura un revenu net annuel de 45 500 € contre 121 000 € d’impôts et taxes pour l’Etat. Le rapport est de 27,3% de la plus-value pour l’entrepreneur contre 72,7% pour l’Etat. L’Etat empoche 2,7 fois plus de revenus que l’entrepreneur, quasiment sans rien faire (tout est informatisé).

 

De même, si l’on ne prend que l’exemple des salariés d’entreprises ; pour un salaire brut de 2 500 €, donc un salaire net annuel de 23 400 €, l’état capte près de 26 000 € de charges et impôts divers, c’est-à-dire plus que le revenu du salarié.

 

Ce n’est plus une contribution aux charges collectives mais un véritable racket, sans compter les recettes substantielles des contraventions en tout genre et les diverses taxe locales sur l’eau, le gaz et l’électricité. La pression fiscale serait acceptable si la population tirait des bénéfices équitables de ces impôts et taxes mais la sécurité sociale est en faillite, la retraite n’est plus garantie (sauf bien sûr pour les hauts fonctionnaires) et la dette colossale qui pèse sur chaque citoyen ne fait qu’augmenter. Aussi, lorsque l’on constate le gaspillage monstrueux de l’Etat et la pauvreté grandissante, on ne peut que trouver cela révoltant. Le budget annuel des quelques 1244 Agences de l’Etat représente 50 milliards d’euros, pour des services souvent inexistants ou inutiles mais il faut bien « caser » les énarques aux salaires extravagants (150 à 400 k€ annuel). Le gaspillage dans les ministères se chiffre en plusieurs centaines de millions d’euros (sans surprise, Bercy se sert copieusement). Le coût colossal d’une décentralisation redondante, unique en son genre parmi les pays industrialisés (là encore, tous les parasites se mobilisent). La France compte près de 25% de fonctionnaires parmi les actifs (41% du budget de l’Etat), contre une moyenne de 17,5% en Europe. La présidence de la république française a le budget le plus élevé d'Europe : 112 millions d’euros par an contre 38,2 millions pour la couronne britannique, 30,7 millions d’euros pour la présidence de la république fédérale d’Allemagne ou 14,2 millions pour la couronne belge.

 

Aujourd’hui, l’Etat oligarque et fumiste n’existe que pour son propre compte. Son objectif étant de capter le maximum de ressources, au détriment de la population et de lancer des projets aussi irréfléchis que coûteux dans le but de faire croire qu’il gère le pays.

 

Quand les électeurs s’apercevront-ils enfin qu’il n’y a pas de fatalité, que la France a les moyens de permettre à tous les citoyens de vivre bien et que l’Etat est en très grande partie responsable de la crise et de la pauvreté ? Car il faut bien se rendre à l’évidence que les dizaines de milliards d’euros dilapidés par l’Etat chaque année seraient profitables à la consommation, la croissance et à la baisse du chômage, s’ils étaient injectés dans le circuit économique plutôt que dans le maintien d’un Etat coûteux à outrance.

 

Ceux qui ont pris le pouvoir, qui ont fait de la Politique une profession apprise à l’ENA, ont tout intérêt à cultiver la précarité et la peur des citoyens pour préserver leur ascendance sur le peuple, qui sollicite naïvement leur bienveillance, et tirer ainsi profit de leur position dominante. Les ouvriers qui implorent l’aide de l’état pour empêcher leur licenciement ne s’imaginent pas que c’est précisément l’Etat qui a généré la situation dans laquelle ils se trouvent.

 

D’une manière générale, tout ceux qui accusent les « patrons » d’être à l’origine de leurs turpitudes et prônent un état fort, se trompent de cible et, pour le moins, oublient qu’un Etat fort ne peut se concevoir qu’avec une classe dirigeante compétente, intègre, honnête et équitable. Or, nous sommes exactement dans le schéma inverse et les abus de l’Etat (de l’oligarchie politique) constituent, sans aucun doute, un cancer qui ronge l’économie et le bien être de chacun.

 

Toutes les gabegies et tous les scandales politico-financiers, que les contribuables doivent éponger au détriment de leur bien-être, devraient ouvrir les yeux aux électeurs. Il convient d’arrêter de voter pour cette « aristocratie républicaine » (le fameux vote « utile », qui n’est utile qu’aux profiteurs) et de s’intéresser, au moment des élections, aux candidats intègres, de bonne volonté, compétents et ayant fait leurs preuves dans la vraie vie active que mène le peuple. 

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