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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:12

 

Chacun sait que le prix de vente d’une marchandise est affecté d’une TVA. Tous les jours, quasiment, nous achetons quelque chose, ne serait-ce que du pain. A chaque fois que l’on pose un billet ou une pièce devant la caisse d’un magasin, l’état s’octroie 19,6% du montant de l’achat (5,5%, bientôt 7%, lorsqu’il y a une TVA réduite). Les entreprises, quant à elles, ne payent pas de TVA, sauf quand elles sont, comme les particuliers, en bout de chaine de valeur ajoutée (client final).

 

Les billets et les pièces de monnaie font parti de la masse M1 (billets, pièces et comptes à vue), l’un des trois agrégats de la masse monétaire globale (M3 =  M1 + M2). M1 représente, en France, près de 50 milliards d’euros sous forme de billets et de pièces et 555 milliards d’euros en comptes courants (dépôt à vue).

Imaginons qu’un billet de 10 € vient d’être fabriqué par la Banque de France. Un automate bancaire en hérite et un individu le récupère en venant tirer de l’argent à ce DAB.

Ses billets en poche, notre personnage s’en va acheter de la viande à la boucherie du coin. Il pose l’argent sur le comptoir de la caisse, dont le billet tout neuf de 10 €. Dès lors, ce billet qui entre dans la caisse du boucher, procure à l’état près de 2 € (1,96 €).

Quelques minutes plus tard, le client suivant règle ses achats avec un gros billet et le boucher lui rend la monnaie, notamment avec le fameux billet de 10 €. Ce dernier client s’en va compléter ses courses chez le marchand de fruits et légumes et le règle, entre autre, avec le billet de 10 € que vient de lui remettre le boucher. Une fois de plus, notre billet de 10 € tombe dans la caisse du commerçant et crédite l’état d’encore 2 €.

Ainsi de suite, ce billet de 10 € passe de mains en mains, de clients à commerçants et de commerçants à clients. A chaque fois qu’il entre dans une caisse, il enrichit l’état de 2 € et plus il circule, plus les caisses de l’état se remplissent.

Combien de fois ce billet va-t-il changer de propriétaire ? Combien de fois permettra-t-il à l’état d’empocher 2 € ? Une chose est sûre : Au bout de 5 fois, il aura permis à l’état de gagner quasiment la valeur nominale que ce billet affiche (10 €) et le fait est que ce billet rapportera bien plus que sa valeur, même s’il n’est utilisé que pour payer une marchandise de moins de 10 €.

 

C’est la magie de la TVA : Invisible, indolore et terriblement efficace. Elle représente plus de la moitié des recettes de l’état : 130 milliard d’euros. Bien sûr, la monnaie fiduciaire n’est pas le seul vecteur du paiement et de la génération de TVA. Il y a aussi la monnaie scripturale qui permet de payer ses achats par exemple par virement.

 

Cependant, l’état ne se contente pas de la TVA. Il impose le contribuable sur ses revenus.

Mais, ce faisant, il réduit la consommation potentielle des ménages et donc diminue sa capacité à capter le fruit de la TVA. En croyant gagner 10 € par le biais de l’impôt, l’état perd en réalité tout ce que génèrent ces 10 € au-delà de leurs valeurs. L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) représente 55 milliards d’euros. Les autres impôts directs, notamment ceux levés par les collectivités locales, représentent 34 milliards d’euros.

Par réaction à la crise et à l’abus d’impôts, les ménages tentent d’épargner ; Ils thésaurisent. Ce comportement a pour conséquence de réduire encore plus la consommation. L’argent ne circule plus et les recettes de l’état diminuent. Pire encore, les entreprises et autres commerces trouvent, de fait, moins de débouchés pour leurs produits et parfois licencient. C’est un cercle vicieux.

 

Pour se sortir de la crise, certains Français, de plus en plus, se lancent et créent leur petite entreprise mais le fisc est là qui guette ses proies. A peine enregistrés à la chambre de commerce, les nouveaux entrepreneurs se voient taxés et surtaxés (URSSAF, CSG, CRDS, CET, taxe d’apprentissage, impôt sur les sociétés, etc.).

Au lieu de laisser les citoyens s’assumer financièrement et de vivre librement par leur seul travail, l’état les jugule, les étouffe jusqu’à les ruiner. C’est à croire qu’il se fait un devoir de paupériser les Français, de créer du chômage et de faire fuir ceux qui peuvent s’échapper. En réalité tout cela s’explique, dès lors que l’on sait que 80% des hauts fonctionnaires du ministère des finances sont des énarques.

 

Nos gouvernants n’ont pas encore compris que la prospérité de notre pays est subordonnée à la liberté de chacun de commercer et de faire circuler l’argent. Au lieu de moissonner quand le grain a poussé et s’est démultiplié, l’état pille la terre qui vient d’être semée.

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