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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 13:05

 

La Syrie, pays du moyen orient, est depuis des décennies soumise à une dictature maintenue par l’armée.

Hafez el-Assad a pris le pouvoir en 1971 et l’a conservé jusqu’à sa mort en 2000. Cet homme, issu d’une famille relativement modeste reçu une éducation essentiellement militaire, notamment en URSS. Dès l’adolescence, il a mis ses capacités intellectuelles et sa force de caractère au service du militantisme et de son ambition personnelle.

Le régime instable de la Syrie et sa corruption, le caractère autoritaire, l’avidité et l’éducation martiale d’Hafez el-Assad ont contribués sans aucun doute à faire de lui le dictateur sanguinaire que l’on a connu.

 

Bachar el-Assad fils d’Hafez el-Assad et actuel président de la Syrie, n’était pas appelé à gouverner. Il n’avait, d’ailleurs, pas reçu d’éducation dans ce sens et se destinait à une carrière d’ophtalmologiste, en Angleterre semble-t-il. C’est son frère aîné qui devait succéder à son père mais un accident de voiture, où il trouva la mort, changea la donne. C’est ainsi que Bachar el-Assad se retrouva, plus ou moins malgré lui, propulsé à la présidence du pays.

 

Installé au pouvoir, Bachar el-Assad prétendait instaurer la liberté de parole et la démocratie mais très vite, le régime retrouvait ses vieilles habitudes et l’opposition était jugulée.

Etait-ce la volonté de Bachar, initialement médecin, peu enclin à la politique et vivant à l’étranger ou a-t-il subit la pression des caciques du régime, de la même veine que le dictateur Hafez el-Assad ? Toujours est-il que le nouveau président a pris les oripeaux du dictateur autoritaire et répressif. La cupidité et la corruption ont eu raison de la morale commune, qui devait être la sienne avant la mort de son frère.

Aujourd’hui, dans le sillage de la révolution tunisienne, une grande partie du peuple syrien réclame la liberté et la démocratie mais le régime s’arcboute sur son pouvoir et protège la manne qu’il en tire. Aucun acte, aussi barbare et atroce qu’il soit, n’est exclu pour tenter de préserver les intérêts les plus scandaleux des dirigeants.

Fin avril 2011, Hamza al-Khati, un enfant de 13 ans, a été enlevé et torturé à mort par les forces de l’ordre. Il n’y a pas de mot pour qualifier les auteurs de cette ignominie. L’histoire nous a montré que l’homme peut être infiniment plus abject que le plus dépourvu de sentiment et le plus féroce des animaux ; nous savons que des enfants meurent tous les jours de la guerre, de la famine ou de l’abandon mais lorsque des êtres humains sont capables de torturer sciemment la jeunesse, la fragilité, l’innocence, jusqu’à la mort dans d’atroces souffrances, c’est la preuve que l’humanité est très loin d’être aboutie et qu’elle peut encore accoucher de monstres.

Bachar el-Assad est-il personnellement responsable de toutes ces exactions ? Est-il l’instigateur unique de tous ces crimes ? A-t-il l’autorité pleine et entière pour contraindre son entourage, sa police et son armée à de telles abjections ? Est-il le dictateur sanguinaire et sans compromis qu’a été son père ou, malgré l’intérêt évident qu’il tire du pouvoir, est-il néanmoins poussé à des extrêmes par son clan non moins intéressé ?

Sa culpabilité ne fait pas de doute mais il s’agit probablement d’étudier plus largement les responsabilités.

 

Le monde est plein de dictateurs petits ou grands, d’envergure nationale ou locale. Ils n’agissent que dans leur propre intérêt et usent du moindre de leur pouvoir pour écraser ou porter tord à ceux qui pourraient compromettre leurs avantages. Cette engeance, qui pourri la vie des gens simples et sans histoire, n’est pas près de s’éteindre.

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